Meilleurs Voeux 2010 @ toutes et tous et …Votez pour moi !! **
Tout d’abord avec un peu de retard sur le nouvel an :
Je vous adresse mes meilleurs voeux pour 2010.
Que la santé, le bonheur et la joie de vivre fasse partie de vos vies ainsi que de belles dégustations pour ceux qui en font tout au long de l’année.
Le Salon des Vins de Loire organise pour la 4ème année consécutive le Wine Blog Trophy.
Ce concours récompense les meilleurs blogs dédiés au vin.
Cette année, quatre catégories ont été déterminées afin de départager les bloggeurs:
* la plus belle plume
* le meilleur design
* la meilleure interactivité
* la mention spéciale Loire
Vous avez été présélectionné dans la catégorie de la plus belle plume.
Un jury composé de professionnels du vin et de journalistes, évaluera vos blogs afin de déterminer le meilleur blog de chaque catégorie.
Un prix spécial sera accordé au blog ayant obtenu le plus de points, toutes catégories confondues : le prix du Meilleur Blog.
Cette année, les internautes pourront également choisir leur blog préféré et lui décerner le Prix des Internautes.
Les votes seront ouverts du 5 au 25 janvier 2010 sur le blog du Wine Blog Trophy.
Si vous aimez lire mes comptes rendus je vous remercierai de voter pour mon blog sur le lien ci-dessous :
http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dGI2NWVKVmsySUo5MWpzam1scmtyclE6MA
Par avance merci.
Dégustation chez Olivier (Décembre 2009)
Invité à déguster de belles bouteilles et de bons plats chez mon ami Olivier je laisse un compte rendu ici des vins dégustés au cours des 2 repas.
Bâtard Leflaive 2005 (Magnum)
Nous commençons avec un géant: plus qu’une bouteille de bâtard c’est un magnum que l’on va déguster sur ce grand millésime 2005.
Bu très jeune, il est carafé une paire d’heures avant le début de la dégustation.
Le nez un peu fermé au début reste sur la réserve sur des notes d’amande, de brioche et une touche d’ananas.
La bouche elle est vraiment imposante; large et de belle longueur la matière est conséquente.
Les notes restes primaires sur les agrumes et l’ananas bien que de plus en plus discret au fur et à mesure de son aération.
Le potentiel de ce vin est indéniable.
Il est très bon mais mérite vraiment d’attendre 5 ans.
J’avais bu en bouteille ce millésime dès sa sortie.
Le vin se présentait logiquement bien plus ouvert, explosif en fruits.
Ici, sa signature est la puissance du bâtard avec une grande ampleur en bouche et une superbe longueur.
Après être venu à bout de la « Bête » nous passons aux rouges.
Vosne Romanée champs Perdrix VV de Perrot Minot 2005
Nez très frais, croquant; il nous fait voyager très vite sur les collines Bourguignonnes.
Un léger parfum de rose émane du verre tout en délicatesse.
Vin équilibré,très réussi sur ce millésime exceptionnel en Bourgogne, il conjugue finesse (avec un toucher de bouche superbe) et maturité (avec un goût de fruits rouges superbe).
Ce Vosne nous donne beaucoup de plaisir aujourd’hui et surclasse sa catégorie.
Si vous en avez goutez le, superbe découverte pour moi !!
Pour faire la transition avant le vin le plus attendu de la soirée , nous changeons complètement de destination pour partir bien plus au sud.
Bandol Lafran-Veyrolles 2001 Cuvée Spéciale
Cette cuvée est réputée mettre un petite dizaine d’années pour se révéler au grand jour; j’ai décidé de l’ouvrir sur ce millésime particulièrement favorable à la région.
Carafé 1h, le vin de robe très foncé délivre d’agréables arômes chocolatés, de fruits noirs et de cuir.
Plein de vie et de fruits, le vin possède une charpente tannique bien définie et assez souple.
La puissance du vin est ici bien maitrisée, l’alcool important 15,5° est bien intégré, les fruits ne paraissant pas du tout cuits comme (trop) souvent sur les rhônes titrant des ° supérieur à 15.
La finale termine sur quelques notes épicées, poivrées plutôt.
Le vin tient ses promesses et fait partie sans contestation du haut de la production en Bandol.
D’un très bon rapport qualité prix je le conseille aux amateurs de Mourvèdre.
A noter que le lendemain il se goutait moins bien; le côté sauvage du cépage prenait le dessus et le vin devenait un brin trop ferme.
Vient le tour du dernier vin de ce premier repas, c’est un
Chambertin Clos de Bèze 1999 Rousseau
Ce Roi de la Bourgogne présente un nez époustouflant de lard fumé,d’épices, de poivre noir,de cassis,de mures de menthol,de truffe mais surtout de violette. La bouche est exceptionnelle de fraicheur,de complexité et de volupté.Les fruits explosent en bouche avec une puissance maitrisé a la perfection.
Du Grand Art a l’état pur.
Non carafé, servi directement dans les verres.
Après avoir bu un superbe 2003 en début d’année, j’aborde ce 1999 avec beaucoup d’attentes.
Ce sera un sans fautes.
La robe ne montre que peu d’évolution après 10 ans de bouteille.
Le nez est tout simplement superbe: puissant, envoûtant, très complexe et frais c’est difficile d’éloigner le verre tant la multitude d’arômes tourbillonnent dans nos verres (cassis, mûres, truffe, menthe fraiche, épices et violette en finale forment un ballet enivrant).
En bouche, c’est également superbe tant au niveau de la finesse du grain tannique, que par la pureté d’expression qu’offre ce vin riche mais sans excès.
La finale est de belle facture et appelle une autre gorgée puis une autre…
Bien que le vin le soit c’est surtout le plaisir de le partager ensemble qui est une explosif, très grande réussite !!
Vraiment un style que j’adore ces Clos de Bèze de Rousseau; j’espère pouvoir en gouter à nouveau n’en ayant plus en cave.
Bu le lendemain également un:
La Mission Haut Brion 1998
La aussi beaucoup d’attente sur ce vin , j’attendais de voir après un superbe Haut Brion 1995 bu la semaine d’avant ce que donnerai cet autre seigneur de Pessac.
De robe très foncée, le vin est ouvert un moment avant dégustation mais non carafé.
Le nez est typique de la région, noble et plaisant.
Se dégagent des notes réglissées et fumées.
En bouche, nous sommes relativement génés par l’abondance des tannins qui masquent en grande partie le côté fruité (par ailleurs très bon)
Ce déséquilibre va s’accentuer au cours de la dégustation.
Cela est dommage car le vin semble bien construit plus en finesse qu’en puissance.
La question est de savoir si les tannins vont vraiment se fondent harmonieusement et d’éviter au vin de se « décharner ».
En l’état le nez est supérieur à la bouche, à revoir dans 5-10 ans?
Dégustation 18 Octobre 2009 (Marseille)
Pour ma dégustation anniversaire (le mien cette fois) j’avais préparé une sélection attrayante « sur le papier » comme on le dit.
Un deuxième tour sera effectué avec d’autres amis amateurs; je n’ai pu inviter tout le monde en une seule fois.
Nous démarrons sur un Riesling Kabinett d’Egon Müller 2007.
Depuis ma découverte de ce domaine mythique, je retrouve toujours avec plaisir les vins de ce Vigneron qui sait sublimer son terroir.
Servi un peu trop frais le vin gagnera en intensité en se réchauffant peu à peu dans les verres.
La robe est bien entendu très claire, le nez est puissant, sur les agrumes, le citron vert puis la poire.
Des notes fumées sont également présentes.
En bouche, le vin est vif, il reste encore un peu de Co2 et cela pétille très légèrement sur la langue.
On ressent une sucrosité qui est parfaitement maîtrisée, l’équilibre comme la longueur sont superbes.
C’est un vin intense, que je trouve captivant tant par sa classe que par un excellent rapport qualité/prix.
Pour moi un des vins à gouter au moins une fois dans sa vie d’amateur pour se faire une idée de ce que peut apporter les rieslings Allemands dans l’univers du vin.
Un exemple parmi d’autres bien entendu.
2007 s’annonce extraordinaire, le domaine étant surtout réputé au sommet sur ses vins plus liquoreux je me réjouis de gouter plus tard les autres cuvées !
Excellent vin
La suite est signée de Deiss avec son Altenberg 2005
Ce vin est encensé par certains critiques, considéré comme une des plus belles réussites de la région alsacienne sur cette année.
Le nez est plus riche mais moins intense, nous partons sur la corbeille de fruits exotiques.
En bouche l’équilibre est bon, la bouche est riche et le vin est facile d’accès.
Sans lui trouver de défauts, il souffre (terriblement) de passer après le vin d’Egon Mûller.
C’est là, où, la comparaison porte parfois du tort; seul en fin de repas je pense que je l’aurai bien plus apprécié.
Placé juste après un modèle d’équilibre de fraîcheur et de classe, c’est un peu cruel pour lui.
Vin à attendre au moins 5 ans de plus.
Belle bouteille tout de même.
Le dernier blanc servi avec des Coquilles Saint Jacques est un Meursault-Charmes 2002 des Comtes Lafon.
Mon coup de coeur de fin d’année dernière s’est révélé déçevant.
La robe montre des débuts d’évolution.
Le nez manque de puissance et part sur des arômes d’agrumes: citron, pamplemousse, clémentine ainsi que sur des notes florales,acacia et chèvrefeuille ou tilleul pour d’autres.
L’explosivité, la tension et l’ampleur de Décembre dernier ne se sont pas retrouvés ici.
Nous avons eu droit à une copie en « moins » de tout.
Il convient tout de même de relativiser dans le sens où le vin montre une belle finesse, un boisé fondu.
J’ai remis la carafe peu de temps au congélateur pour lui donner un coup de peps, le vin à semblé revitalisé avec une sensation de fraîcheur supplémentaire.
Un carafage plus long et une température de service plus basse aurait été préférable, tout le souci de trouver le timing idéal pour chaque vin.
Belle Bouteille, mais déceptive par le fait que j’en attendais bien plus.
Nous passons aux Rouges,
Le Nuits Saint Georges Clos de la Maréchale 2006 de Mugnier apporté par Olivier est le 1er
La robe est foncée sans être opaque.
Le nez est très plaisant, le côté pinot noir est bien présent, avec des arômes de fraises, un peu d’épices et de belles notes florales.
La fraîcheur du vin est indéniable, l’équilibre est impeccable sur les fruits. La trame tannique commence elle aussi à se fondre.
Sans donner une émotion particulière, il réussit à mettre tout le monde d’accord sur sa qualité et c’est déjà très bien.
Merci à Olivier pour nous l’avoir fait découvrir.
Très bon Vin
Nous poursuivons avec un Italien, la cuvée Valpolicella 1999 de Guiseppe Quintarelli; à nouveau un vigneron au talent exceptionnel
La aussi, enchanté par une bouteille précédente je voulais la faire gouter à mes amis, la plupart ne connaissant pas.
La aussi, encore, la bouteille s’est présenté différemment.
Robe profonde, impénétrable en son centre, le nez l’est beaucoup moins: très belle complexité sur les fruits et noirs, une légère touche de chocolat et de café enrobent le tout.
Pointe de menthe également.
Quelques touches animales et de cuirs sont aussi présentes.
Bien que le vin titre 15°, la sensation d’alcool semble inférieure; cela se retrouve très souvent chez ce vigneron qui élabore sur ses Amarone des vins à +16° difficilement perceptible au palais.
différent mais partageant certains traits avec les Châteauneufs du Pape ce vin possède une acidité légèrement supérieure à ces derniers.
La finale présente des notes légères de fruits secs, de figues.
Très bon à nouveau dans un style très différent du Mugnier.
Le dernier Rouge est un Amoureuses 2002 de Voguë.
Après discussion entre nous, le choix final porte sur cette bouteille; choix cornélien,cette amoureuses étant en balance finale avec un Musigny Prieur 2002.
Nous retrouvons une robe d’un rubis étincelant, aucune trace d’évolution ou de concentration.
Le nez, peu expressif au début est plutôt en profondeur, il demande à aller le chercher.
Les arômes sont ceux du Pinot noir, avec une belle touche de noblesse.
Mis en bouche, la puissance du vin est bien présente, les tannins sont encore nombreux et fermes.
C’est un vin sur l’énergie qui se présente, je pense vraiment à l’aube de sa vie, il nous donne aujourd’hui un aperçu de ses qualités.
Il a pour lui l’ambivalence d’être un vin de finesse au niveau aromatique et de fermeté par sa constitution et sa charpente tannique.
Très bon encore, avec je pense un très beau potentiel (je l’espère en tout cas).
A noter toutefois un rapport Q/P bien moins intéressant que pour les précédents.
L’attente aussi pour ce vin étant plus grande, son appréciation est forcément tronquée partiellement.
Nous passons ensuite aux vins de Desserts.
Stéphane nous amène une bouteille du Clos Joliette 1973 ainsi qu’une du Domaine Cancaillaü de la même année, domaine extrêmement réputé jusqu’à la reprise en mains faite vers la fin des années 80.
Ouverte avant le début de la dégustation, le nez était exceptionnel d’intensité; des arômes de truffes blanches débordaient littéralement du verre.
La première présentée est celle de Cancaillaü.
Le nez est sur le curry, assez évolué il est d’intensité moyenne.
en bouche le vin à gardé un bel équilibre, les sucres ont quasiment disparus.
Ce vin étant une cuvée « Crême de tête », plus riche à la base qu’une cuvée classique c’est un peu étonnant.
La bouche sans défauts notoires présente un intérêt que je qualifierais de moyen, il est vrai que mes papille sont plutôt tournées vers le vin suivant…
Vin correct, notamment pour son âge.
Le Clos Joliette est servi.
La robe est superbe, d’un jaune orangé du plus bel effet.
Le nez toujours truffé est vraiment atypique; s’y ajoute une touche florale (rose) que j’apprécie beaucoup.
Si ce côté truffé se retrouve chez d’autres vignerons de Jurançon, notamment le Domaine de Souch qui me vient à l’esprit, aucun n’en a cette intensité.
En bouche ce qui est frappant immédiatement c’est l’acidité qu’on peut qualifier de mordante.
Celle-ci trop présente déséquilibre malheureusement ce vin et en rend sla dégustation difficile.
Nous sommes tous déçus, le premier Stéphane qui nous avait fait la gentillesse de nous faire découvrir un flacon de ce domaine si difficile à se procurer aujourd’hui.
Le 1er nez exceptionnel d’intensité restera néanmoins bien ancré dans ma mémoire.
Pour clôturer, nous avons alors dans le verre un vin qui n’est pas commercialisé.
Il provient du domaine Navarre à saint Chinian. C’est un muscat en vendanges tardives.
Exceptionnel: le mot est laché, c’est le qualificatif que j’emploierai pour ce nectar.
Le nez autant que la bouche sont tous deux d’une qualité qu’on ne retrouve que très très rarement.
L’équilibre sur un vin si riche (l’impression que j’en ai est supérieure à 250,300g de sucres résiduels) est stupéfiant.
Le vin reste frais et même presque fluide tout au long de sa dégustation.
La complexité aromatique est bien là, le vin semble éternel. Je ne serai pas surpris que dans 10,20,30 ans ce vin soit toujours à ce niveau.
Pour avoir bu quelques très grandes bouteilles venant d’Alsace, d’Autriche, d’Allemagne, toutes sur des teneurs en sucres élevés, même sur les plus domaines les plus réputés je n’ai jamais retrouvé un équilibre et une buvabilité aussi parfaite.
Un vrai coup de chapeau à M Navarre et à Stéphane pour m’avoir permis de gouter à ce nectar.
On ne pouvait mieux finir qu’avec ce vin.
Vin exceptionnel
Je remercie tout le monde pour la bonne humeur, l’énergie positive et ces moments passés autour de notre passion commune.
Quleques photos des robes des vins et des bouteilles bues.
Rencontre sur Nîmes au restaurant « Le Vintage » (Mercredi 30 Septembre) photos à venir…
Mercredi dernier, un joyeux groupe d’amateurs de belles bouteilles s’est réuni au restaurant « Le Vintage » sur Nîmes.
Je laisse ici mes impressions en reprenant pour partie les échanges que l’on a eu en dégustant les vins.
Josephshöffer 2006 de Reichsgraf von Kesselstatt (Riesling)
Robe encore bien claire, le nez est exubérant, très confit presque celui d’un liquoreux avec des notes de miel.
En bouche le contraste est frappant, on est bien en présence d’un vin sec, la finale est nette.
Après 15 minutes d’aération, le vin change radicalement, le nez se ferme, la minéralité du terroir apparaît et la sensation de sucrosité s’amenuise sans disparaître tout à fait, nous avons vraiment la sensation de boire un vin différent.
Joli vin pour nous mettre en appétit.
Clavoillon 2005 du domaine Leflaive
La robe est brillante, le nez sur les agrumes avec des notes fumées et grillées.
L’attaque en bouche est plus puissante et le volume conséquent.
Le vin est encore dans sa phase de fruit , il me semble toutefois en dedans, plutôt en phase de fermeture, on est ici plus en profondeur qu’en explosivité.
La finale est longue, aromatiquement c’est net et bien fait: c’est une belle bouteille qui gagnera à mon sens d’être attendue.
Barolo 2003 « Vigneto Arborina » Elio altere
Paré de rubis profond, le nez nous fait voyager, paille sèche, tabac blond, c’est nouveau pour moi sur un vin rouge, je suis un peu perdu.
En bouche c’est encore puissant, les tannins sont relativement fondus mais le grain n’est pas des plus fins.
A la lecture de l’étiquette (tous les vins sont servis à l’aveugle) je suis étonné de ne pas ressentir une acidité plus importante sur cette région.
Le vin est bon c’est indéniable, mais je n’ai pas d’émotions particulières dessus.
Cornas Clape 1998
Carafé environ 1h, le nez qui se livre est de toute beauté, il conjugue à merveille le fruité croquant et net de la bourgogne avec des arômes plus du Rhône nord, une jolie touche florale complète le tableau.
La trame tannique est fine, le vin va gagner à l’aération, je suis content de goûter ce vin tant mes 2 expériences précédentes sur des vins très jeunes du domaine m’avaient déçu.
Comme pour d’autres domaines il convient d’être patient pour la dégustation de ce vin.
La finale est nette, c’est très bon, encore un vin que je vais rechercher désormais.
Domaine de Montcalmès cuvée « G »
Il s’agit d’une cuvée non vendue dans le commerce, un 100% grenache.
Le nez comme la bouche sont ici gourmands, l’équilibre ne me semble pas des plus réussis, le vin manquant de fluidité en bouche.
La finale est correcte, mais je ne suis pas convaincu, j’avais préféré la cuvée classique pour ce domaine.
Domaine Tempier La Migoua 1990
Domaine réputé de Bandol, il s’agit d’une des cuvées spéciales du domaine.
La robe est encore bien foncée, elle résiste à l’usure du temps.
Le nez sans être particulièrement riche donne une nette impression de sucrosité.
La bouche reste dans cette ( impression). Les arômes classiques de Bandol sont présents mais il manque de la fraîcheur à ce vin; c’est une petite déception. Bien que le vin ne souffre pas de défauts prononcés, je goûterai rapidement une Tourtine 1990 du même domaine (cuvée plus réputée) voir si cette sensation de sucres résiduels s’y retrouve.
La Porte Ciel 2002 Domaine de la Négly
Jaillissent hors du verre des arômes puissants de fruits mûrs: le nez annonce la couleur, c’est du costaud.
Mis en bouche le vin est très puissant, pas loin de la confiture.
Dommage que l’élevage soit trop présent, la chauffe est sans conteste très poussée et la touche boisée se ressent vraiment.C’est trop souvent le cas sur ce type de vin bodybuildé.
Dommage car le palais est vite saturé.
Coteaux du Loir 2007 « Les Mortiers » de Chaussard
Pour moi la grande découverte de la journée avec ce vin, robe très jeune, le nez est d’une grande profondeur, poivré (blanc) à souhait avec des fruits noirs en fond, j’aime beaucoup.
En bouche, c’est très élégant, la matière est souple, les tannins sont bien intégrés malgré le jeune âge du vin ce qui nous donne un vin d’une belle fluidité, avec un équilibre sur le fruit (la cerise griotte) impeccable. Vraiment très bon.
Climens 1983
Jolie couleur orangée, encore claire, le nez est encore fruité, fruits jaunes avec des notes d’épices douces, de curry de Madras.
Aucune ostentation, juste une invitation à aller plus loin.
En bouche, le vin est plein, il caresse en bouche et est conforme à ce qu’on attend de lui.
Ce Climens joue dans un registre de charme, d’équilibre et de finesse.
Sur ce millésime très riche il évite le piège de la pesanteur et nous délivre une belle partition avec une finale qui s’étire longuement.
Très réussi à mon goût.
Vin de paille 1999 Richard Delay
Vin archétypal de son appellation, il délivre ses senteurs de fruits secs, de raisins de corinthe, avec des notes oxydées heureusement franches.
Il concluera cette dégustation de haut niveau, très éclectique de par le fait que chacun d’entre nous servait son vin à l’aveugle et que par ce fait personne n’avait connaissance de ce qui allait être bu.
Mes préférés sont dans des styles très différents le vin de Loire de Chaussard 2007, le Cornas de Clape 1998 et le Barsac Climens 1983.
Une fois de plus un groupe venant d’horizons et de parcours différents dans l’approche de cette passion commune qui est le vin s’est séparé le sourire aux lèvres.
Tous les participants ravis de ce moment privilégié, où, amitié, partage et bonne humeur ont été présents tout au long du repas.
Je remercie notre hôte pour son accueil, sa disponibilité et la qualité des plats servis ainsi que pour les bouteilles qu’il à ajoutées à notre dégustation.
Merci à tous, j’espère vous revoir prochainement
En toute amitié
Lynch Bages 1945 et Caillou Crême de Tête 1983
Ces vins ont été bus en Juillet, j’ai pris du retard dans la gestion des articles.
Les photos proviennent d’un iphone sur cet article et donc de qualité moindre.
N’hésitez pas à cliquer sur la photo pour la voir en plein écran.
Lynch bages 1945
Cette bouteille historique se présente parfaitement conservée à l’examen visuel, niveau excellent, capsule et bouchon sont impeccables.
La robe est époustouflante de vitalité, rubis foncé au centre , limpide sur les bords, incroyable de jeunesse.
Il m’est difficile n’ayant que très peu d’expérience sur les vins rouges de + 50 ans de décrire les arômes, ce qui est frappant est par contre l’extrême buvabilité du vin, sa tenue à l’air aucune variation 30 mns après et une finesse de grain tannique que je n’ai rencontrée que chez les plus grandes bouteilles que j’ai eu la chance de gouter.
Belle longueur épicée et florale avec un retour sur les fruits rouges.
Je remercie Anthony pour avoir eu le « cran » d’acheter et de dénicher ce flacon , celui-ci restera dans ma mémoire assurément.
Caillou CT 1983
D’un orange lumineux et soutenu la robe dévoile une évolution logique.
Il est simple de parler de ce vin , tout se résume ou presque en un mot « caramel » .
Que se soit le nez ou l’attaque en bouche ou encore la finale c’est une constante au niveau aromatique , du caramel encore tu caramel toujours du caramel.
J’ai eu beau cherché cette impression est restée collante jusqu’à la fin.
Sympatique mais en deçà d’une bouteille analogue goutée il y à 3 ans, plus complexe et plus fraîche.
Château de la fontvieille 1929 (Monbazillac) 1er Grand Cru
Que dire, cette bouteille que je recherchais depuis deux bonnes années pour l’ouvrir en compagnie de mon « 2ème » papa pour célébrer ses 4 fois 20 ans ne pouvait qu’être réussie.
Je remercie déjà Stéphane qui m’as permis de l’acquérir; se procurer une bouteille de cet âge conservée dans un état parfait devient une gageure.
C’est forcément avec quelques craintes que je commence l’opération pour extraire le bouchon et libérer ce vin qui aura attendu 80 longues années pour délivrer son message.
Le bouchon présente à la surface une croute noire que je gratte sur environ 1 mn, rien d’inquiétant, le bouchon semble sain et ne s’enfonce pas lors de l’introduction du tire bouchon.
Sorti en 3 morceaux sans que rien ne tombe, génial !!
Très peu de dépot apparent, je verse le vin, tout le monde attendant le verdict.
Il me semble un peu comprimé, en vie clairement mais sans attraits, je demande à tous un peu de patience pour lui permettre de s’oxygéner un peu.
Pour la couleur de la robe la photo de fin l’illustre parfaitement.
Ce que j’attendais va se produire. Rapidement, (environ 10 minutes) c’est avec une énergie retrouvée que nous le goutons: le fruit est réapparu avec des notes épicés, des arômes de caramel mou, de porto.
L’acidité très citronnée en finale permet de le porter relativement loin.
Au delà de ce que j’attendais d’elle, cette bouteille restera assurément dans ma mémoire.
Energique et généreuse dans son corps elle s’accorde bien avec la personne à qui elle était destinée.
Mon dernier merci est pour Louis le « héros » du jour, un grand merci.
Chambertin Clos de Bèze 2003 A.Rousseau
Rubis, la robe brille de mille feux à la lumière.
Le nez superbe de classe, de profondeur est une invitation à la dégustation.
En bouche, la matière est bien présente, la bouche est pleine, on est en face d’un grand vin, c’est indéniable.
Le vin reste agréablement frais se jouant du millésime torride 2003, il en prends toutes les qualités avec un fruit parfaitement mûr, une belle suavité.
La structure tannique est fine mais la puissance et le volume en bouche importants.
La fin de bouche est parfaitement nette, avec des tannins qui reviennent légèrement plus présents donnant un surcroit de mâche, un côté un peu terrien.
L’élevage à été parfaitement intégré pour ce vin qui est pour moi une réussite totale sur ce millésime piègeux.
Pour résumer un régal en bouteille !! Merci Monsieur Rousseau.
Domaine Font de Michelle « Etienne Gonnet » CNP 2001
Ce commentaire est laissé avec 2 mois de retard, d’autres priorités m’ayant éloigné du blog.
Mon dernier souvenir sur cette cuvée du Domaine portait sur le millésime 1999.
Bu relativement jeune en 2002 de mémoire , la bouteille s’était parfaitement comporté et m’avait « régalé ».
Le temps à passé bien entendu et comme tout un chacun les goûts en terme de préférence de vins ainsi que l’expérience font que nos référentiels évoluent tout comme le vin.
Versé en carafe puis servi très vite dans les verres, ce Châteauneuf du Pape respire la garrigue,l’olive noire, et de beaux fruits biens mûrs.
La robe est grenat foncée, la lumière halogène la rends plus limpide pour la photo.
L’attaque est franche, le volume en bouche assez imposant, le vin déroule vers une finale sur les fruits kirchés.
avec l’aération les notes d’herbes sauvages laissent places aux épices.
Le vin titre 14,5°, on les ressent, le compte y est c’est clair.
J’aurai préféré une finale un peu moins chaleureuse, mais bon, typique de ce qu’un bon vin du Rhône Sud peut procurer cette bouteille ne déçoit pas à défaut de m’enthousiasmer comme sa benjamine l’avait fait quelques années plus tôt.
Très bon domaine, les prix ne se sont pas envolés au fil des années, c’est un domaine à visiter et à goûter.
Keller Bürgel Spätburgunder Felix 2006 (Pinot Noir Allemagne)
Je peux l’écrire c’est 3/3.
Mon collègue passionné Pierre, m’a conseillé absolument 3 vins et je le remercie vivement; après les superbes Vosnes de Prieuré Roch Hautes Maizières 2005 et le Valpolicella 1999 de l’artiste Quintarelli, c’est à nouveau une magnifique découverte:
Cette fois-ci une pépite venue d’Allemagne: la cuvée Félix Pinot Noir de Keller 2006.
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Zind Humbrecht 1994 SGN Rangen Thann (Gewurztraminer)
J’ai la chance de regouter ce vin en demi-bouteille (37,5 cls).
La dernière bue en 2006 était réussie mais celle-ci supérieure se montre sur un jour meilleur.
La robe est de couleur orangée, le nez est très pur sur des notes d’écorces d’oranges et de marmelade.
En bouche le l’or liquide tapisse le palais, on est clairement sur un niveau de sucrosité correspondant à une selection de grains nobles (SGN).
C’est très puissant, presque visqueux mais l’équilibre est tel que le vin possède le ressort nécessaire pour qu’à aucun moment une sensation de lourdeur ne vienne perturber la dégustation.
L’acidité parfaitement intégrée équilibre cette douceur sur l’abricot très mûr, la sensation de velours est présente jusqu’à la finale sur des épices doux et de thé luxueux.
Très bon vin, note plaisir (17,5/20).
Le potentiel pour un vieillissement supplémentaire est bien là, à revoir pourquoi pas dans 5-10 ans.
La robe finira par avoir l’aspect des vieux ors, toujours magnifiques.
Gérin J.M. « Les Grandes Places 1999″ Côte-Rotie
Un vin « noir » nous est présenté dans les verres, connaissant les goûts de notre hôte nous nous attendons à un vin du Rhône situé bien au Nord.
La robe étant tout de même souvent trompeuse, l’examen au nez va nous donner plus d’indications à défaut de certitudes.
Superbe, avec des notes de mûres et fruits rouges, s’ajoute des senteurs plus évoluées de cuirs, de fumées, de lard et de jus de viande.
Elégance et persistance sont au rendez-vous.
En bouche, très belle matière qui emplit le palais avec des tannins bien fondus, très fins.
Le fruit reste présent jusqu’à la finale avec une touche de figue séché et quelques épices qui contribuent à donner comme impression finale, celle d’un vin abouti et complexe, parfaitement prêt à boire aujourd’hui.
Vraiment très bon, je lui accorde un (18/20) dans ma note plaisir, c’est l’un des meilleurs représentants en Côte Rôtie sur ce millésime béni des Dieux pour le Rhône Nord en 1999.
Coche Dury J.F « Les Enseignères 2004″ Puligny Montrachet
C’est ma 2ème rencontre avec ce vigneron très recherché, notamment pour ses Meursault et Corton-Charlemagne qui atteignent (malheureusement) pour l’amateur des prix exorbitants s’il ne fait partie du cercle très restreint de ses clients français.
La robe est limpide, d’un jaune clair.
Le nez est très pur et décline toute la palette aromatique que peut prendre le citron.
Citrons pressés, zestes citronnés et citrons confits se mélangent pour donner une sensation de fraîcheur étonnante.
En bouche, le vin garde cette fraîcheur, cette pureté de façon rectiligne jusqu’en finale.
Mention bien justement pour la fin de bouche, nette, longue sans le léger boisé bien travaillé perceptible à l’attaque.
Puissant sans être imposant ce joli vin qu’à l’aveugle nous plaçons en 1er Cru est en fait un Puligny-Montrachet Village, du lieu dit Les Enseignères.
Il superforme sa catégorie et réponds aux attentes placées en lui.
Moins exubérant qu’à Meursault où les notes beurrées, grillés éclatent au nez, nous sommes ici plus en retenue et en finesse.
Note Plaisir (17+/20)
La Tour Blanche 2001 (Sauternes)
Grande bouteille en devenir, clairement c’est l’impression que m’a laissé la semaine dernière la dégustation de ce liquoreux.
Ces 2001 en Sauternais sont véritablement un enchantement.
La robe commence à montrer des débuts de signes d’évolution bien qu’ encore claire, le nez superbe reste pur sur des arômes de fruits exotiques, d’ananas légèrement confis et de vanille.
La bouche est d’un équilibre superlatif.
Rien ne dépasse, l’acidité est parfaitement intégré,ce vin reste élégant et l’alcool reste masqué.
Dans sa prime jeunesse ce Sauterne procure dores et déjà beaucoup de plaisirs , il m’apparaît d’évolution lente et fera sans nul doute une grandissime bouteille dans 10,20 ou 30 ans.
De loin le meilleur millésime que j’ai gouté pour ce domaine.
Félicitations !
Données Techniques
Date de récolte : du 20 septembre au 31 octobre
Rendement : 16 hl/ha
Nombre de bouteilles : 53 800
Alcool : 13 %/vol.
Sucres résiduels : 150 g/l
Acidité : 3,5 g/l
Prieuré Roch « Les Hautes Maizières 2005″ (Vosne Romanée)
Pour faire suite au très bon Meursault de Benoît c’est à nouveau un bourgogne que l’on va déguster.
Superbe rouge éclatant pour la robe de ce vin avec des nuances de framboises sur la bordure du verre.
Le nez est bavard, expansif sur des notes florales , il nous fait voyager avec ses notes d’épices douces, finement poivrés, de pétales de roses et de pivoine mêlées à des notes de framboises, c’est la grande classe.
Tel la promesse d’une framboise qu’on sait fondante et dont les arômes vont exploser en bouche, ce vin d’un bel équilibre est d’une gourmandise irrésistible.
Grande classe au nez, belle sensualité de texture avec une maturité exemplaire des raisins en 2005, ce vin reste d’une fraicheur et d’une digestibilité jusqu’en finale ou l’élevage point encore sur un retour boisé qui devrait peu à peu s’estomper lorsqu’il arrivera à maturité.
Je me met à rêver de croiser un jour la route du Chambertin Clos de Bèze 2005 de ce vigneron; sur ce terroir magique, ce doit être un choc gustatif total !!
Note Plaisir (18,5/20)
Pierre Morey « Les Perrières 2004″ (Meursault 1er Cru)
Invité en soirée chez mon ami Benoît, nous procédons comme d’habitude à une dégustation à l’aveugle, chacun ouvrant sa bouteille.
Mise en carafe un bon moment je découvre une fois versé dans le verre une robe brillante, limpide d’un jaune bouton d’or.
Le nez est explosif sur les agrumes avec une dominante grillé importante. Il me vient immédiatement un domaine en tête, le Domaine Leflaive.
En bouche la texture, la puissance et la pureté du vin m’oriente vers un Puligny Les Pucelles, d’autant que le second verre gagnera encore en minéralité avec des des notes de pierres et une finale sur le jus de citron frais.
A part le vinificateur, Pierre Morey qui est le même c’est en fait un Meursault Perrières 2004 qui est dévoilé.
La légère note beurrée que j’ai ressenti à un moment, fut si fugace que je ne l’ai pas prise en compte dans mon jugement.
Bien belle bouteille en tous les cas faite pour durer de longues années.
L’Oustalet Maianen et Rasteau VDN Doré de chez Romero (Maillane)
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Bonneau du Martray 1999 (Corton Charlemagne)
Pour remplacer le Kistler nous aurons un remplaçant de choix avec ce beau Coton-Charlemagne 1999.
Comme très souvent chez ce Grand Cru la robe est très claire et ne donne pas d’indications sur son âge.
Le nez met un moment à se livrer délivrant peu à peu des notes de menthe fraiche et d’anis, un léger beurré.
On y retrouve aussi de la noisette et de l’amande.
En bouche le vin est volumineux, une belle ampleur se déploie jusqu’à la finale.
nous retrouvons les arômes perçus au nez ainsi qu’une touche de poire.
L’acidité est bien présente et structure le vin qui reste bien droit et précis tout au long de la dégustation.
Belle réussite encore pour ce domaine que j’apprécie beaucoup.
Quintarelli Valpolicella 1999 (Italie)
Conseillé par Pierre, un ami passionné et grand connaisseur, je vais retrouver quasiment à l’identique dans mon verre ses impressions sur ce vin.
La robe est toujours d’un rouge profond au centre et d’un léger tuilé sur les bords.
Le nez est superbe de complexité. S’élèvent du verre des arômes de fumée, de boite à cigares, de liqueur de fruits noirs.
Des touches poivrées et de figues sèches complètent ce beau tableau.
En bouche c’est savoureux, ce vin du Sud bien que titrant 15° ne tombe pas dans les pièges d’une extraction trop poussée ou d’un comportant trop chaleureux.
Au contraire, c’est relativement frais (pointe de menthol), très équilibré avec un fruité mêlant les fruits rouges types framboises et les fruits noirs tels le cassis avec toujours en fonds des notes de fruits secs et d’épices doux.
Belle finale également toujours sur le velours avec des tannins parfaitement fondus et ultra-fins.
A noter également sa grande buvabilité et sa capacité à rester digeste même à la remontée e température.
Excellente découverte produite par un Grand Monsieur en Italie, Monsieur Giuseppe Quintarelli.
Kistler Vineyards 1999 (Chardonnay U.S.A.)
Première découverte pour moi d’un Chardonnay Américain, la bouteille ouverte ne passera pas en carafe et au final ne sera pas bue…(2 petites gorgées suffiront)
La note de Parker 93/100 est ici incompréhensive tant le vin manque d’équilibre et inonde au nez et en bouche ses notes de cacahuètes caramélisées au grillé très prononcé, un alcool qui jaillit du verre et un palais finalement bien chaud.
Des fruits jaunes, et des notes florales complètent le tout, mais le boisé rend la finale asséchante, c’est clairement une déception.
Dugat Py 1er Cru 2003 (Gevrey Chambertin)
J’ai eu envie de tester ce millésime chez Dugat-Py.
Olivier, un ami connaisseur m’ayant assuré avoir très bien gouté la cuvée VV en Gevrey de cette année 2003.
Je passe le vin en carafe environ 1/2 heure après l’avoir gouté.
La robe est extrêmement foncée pour un bourgogne, presque noire et opaque.
Le nez est floral, légèrement épicé et présente une belle concentration en fruits rouges.
A l’agitation se développent des notes fumées et torréfiées.
Très engageant cela s’annonce bien.
Senti à la fenêtre de l’appartement, le fruit gagne en croquant,fraicheur et pureté.
La bouche est à l’image du nez, gourmande, avec une trame tannique très fine et un superbe équilibre.
Conforme à ce que j’en attendais, c’est à dire offrant déjà beaucoup et promettant encore plus, je n’ai aucun doute sur le fait que dans 5 ans cela fera une grande bouteille.
Taillés pour la garde les heureux possesseurs de GC 2003 pourront patienter de longues années avant de tremper leurs lèvres dans ce nectar Bourguignon.












































