Apprendre à déguster des vins est une aventure simple qui vous permettra d’approfondir votre appréciation des vins et des vignerons. Regardez, sentez, goûtez : en commençant par vos sens de base, vous apprendrez à déguster des vins comme les pros en un rien de temps. N’oubliez pas que vous pouvez sentir des milliers de parfums uniques, mais que votre perception gustative se limite au salé, au sucré, à l’acide et à l’amer. C’est la combinaison de l’odorat et du goût qui vous permet de discerner la saveur.

Regarder la couleur du vin

Vérifiez la couleur et la clarté. Versez un verre de vin dans un verre à vin approprié. Puis regardez bien le vin. Inclinez le verre vers l’extérieur et observez la couleur du vin depuis les bords jusqu’au milieu du verre (il est utile d’avoir un fond blanc – papier, serviette ou nappe blanche).

Quelle est sa couleur ? Ne vous contentez pas de regarder le rouge, le blanc ou le roux. S’il s’agit d’un vin rouge, sa couleur est-elle marron, pourpre, rubis, grenat, rouge, brique ou même brunâtre ? Si c’est un vin blanc, est-il clair, jaune pâle, paille, vert clair, doré, ambré ou brun ?

Passez à l’opacité du vin. Le vin est-il aqueux ou foncé, translucide ou opaque, terne ou brillant, trouble ou clair ? Pouvez-vous voir des sédiments ? Inclinez un peu votre verre, faites-le tourner – regardez à nouveau, y a-t-il des sédiments, des morceaux de bouchon ou d’autres éléments flottants ? Un vin rouge plus âgé aura souvent plus de teintes orangées sur les bords de la couleur que les vins rouges plus jeunes. Les vins blancs plus âgés sont plus foncés que les vins blancs plus jeunes lorsque l’on compare le même cépage à différents âges.

L’odorat

Notre odorat est essentiel pour analyser correctement un verre de vin. Pour avoir une bonne impression de l’arôme de votre vin, faites tourner votre verre pendant 10 à 12 secondes (cela permet de vaporiser une partie de l’alcool du vin et de libérer davantage ses arômes naturels), puis prenez une bouffée rapide pour avoir une première impression.

Maintenant, plongez votre nez dans le verre et inspirez profondément par le nez. Quelles sont vos deuxièmes impressions ? Sentez-vous le chêne, les baies, les fleurs, la vanille ou les agrumes ? L’arôme d’un vin est un excellent indicateur de sa qualité et de ses caractéristiques uniques. Faites tourner le vin pour que les arômes se mélangent et se confondent, puis reniflez à nouveau.

Goûtez

Enfin, goûtez. Commencez par une petite gorgée et laissez-la rouler dans votre bouche. Il existe trois phases de dégustation : la phase d’attaque, la phase d’évolution et la finale.

La phase d’attaque

C’est la première impression que le vin fait sur votre palais. L’attaque est composée de quatre pièces du puzzle du vin : la teneur en alcool, les niveaux de tanins, l’acidité et le sucre résiduel. Ces quatre pièces du puzzle donnent lieu à des sensations initiales sur le palais. Idéalement, ces composants seront bien équilibrés. Une pièce ne sera pas plus importante que les autres. Ces quatre pièces ne présentent pas une saveur spécifique en soi, elles se mélangent pour offrir des impressions d’intensité et de complexité, douces ou fermes, légères ou lourdes, croquantes ou crémeuses, sucrées ou sèches, mais pas nécessairement de véritables saveurs comme les fruits ou les épices.

La phase d’évolution

Également appelée phase du milieu du palais ou du milieu de gamme, cette phase correspond au goût réel du vin en bouche. Dans cette phase, vous cherchez à discerner le profil aromatique du vin. S’il s’agit d’un vin rouge, vous pouvez commencer à noter le fruit – baie, prune, pruneau ou figue -, peut-être un peu d’épices – poivre, clou de girofle, cannelle – ou peut-être une saveur boisée comme le chêne, le cèdre, ou un fumé détectable. Si vous êtes dans la phase d’évolution du vin blanc, vous pouvez goûter des pommes, des poires, des fruits tropicaux ou des agrumes, ou bien le goût peut être plus floral ou se composer de miel, de beurre, d’herbes ou d’un peu de terre.

La finale

Il s’agit de la phase finale. La finale du vin est la durée de l’impression gustative après que le vin a été avalé. C’est là que le vin atteint son apogée, que l’arrière-goût entre en jeu. A-t-il duré plusieurs secondes ? Était-il léger (comme le poids de l’eau), moyennement corsé (comme le poids du lait) ou corsé (comme la consistance de la crème) ? Pouvez-vous goûter les restes du vin à l’arrière de votre bouche et dans votre gorge ? Voulez-vous une autre gorgée ou le vin était-il trop amer à la fin ? Quelle a été votre dernière impression de saveur – fruit, beurre, chêne ? Ce goût persiste-t-il ou est-il de courte durée ?

Le petit plus : prendre des notes

Après avoir pris le temps de déguster votre vin, vous pouvez noter certaines de vos impressions. Avez-vous aimé le vin dans son ensemble ? Était-il doux, acide ou amer ? Comment était l’acidité du vin ? Était-il bien équilibré ? Est-il meilleur avec du fromage, du pain ou un repas lourd ? Achèterez-vous à nouveau ce vin ? Si oui, notez le nom du vin, le nom du producteur et le millésime pour vous y référer ultérieurement.